APINEWs
APINEWs
La récolte n'est pas terrible pour le moment, les acacias n'ont pas eu de bonnes conditions météos et beaucoup avaient pris un coup de gelées. Il y aura tout de même un peu de colza. Voici quelques photos du matériel d'extraction que j'utilise, parfois un peu vieux, mais finalement , ça marche!
D'abord, la machine à désoperculer à fléaux, un peu bruyante mais bien pratique,
Ensuite le bac décanteur qui permet de filtrer une bone partie des opercules, et à côté l'extracteur
.
Le miel est ensuite pompé jusqu'a
un fût ou il est filtré à travers un tamis. Les particules qui arrivent encore à passer, seront enlevées au moment d'écumer le fût.
Pour le miel de colza qui cristallise très vite, je l'ai brassé légèrement pour l'assouplir, car je n'étais pas sûr que ma pompe doseuse le prenne (une "swienty", très efficace achetée récemment, et qui facilite vraiment la mise en pot). Du coup il a une super texture crémeuse.
Pour les opercules, cette année, n'ayant pas la trésorerie pour investir dans une centrifugeuse, je les laisse égoutter, puis le lendemain je les presse avec une presse hydraulique artisanale et c'est très efficace. C'est juste ...un peu long....
Cette semaine, je vais aller vérifier tous les essaims artificiels pour vérifier la ponte des reines, finir de récolter le miel de printemps, et puis préparer les emplacements pour les transhumances sur châtaignier et bruyère erica. Et si j'ai le temps, aller voir quelques fourgons à vendre, un peu plus gros que celui que j'ai, voire un petite plateau, mais ça ne court pas les rues.Voilà, voilà!
Voici un petit reportage photos sur un essaim attrapé à la Vaysse
D'abord, installer l'escabeau et dégager les branches qui gênent.
Puis d'une main, maintenir l'essaim et de l'autre couper la branche déli
catement avec un bon sé
cateur, descendre le tout sans se presser. Positionner l'essaim au dessus de la ruchette préalablement positionnée(sans les cadres). Dans cet exemple , j'ai également étendu un drap dans l'herbe devant l'entrée de la ruchette. Puis d'un coup franc et sec, faire tomber les abeilles dans la boite.
Mettre les cadres et le toit en ayant attendu d'être sûr que la reine soit bien dedans (il y a toujours des abeilles qui tombent à côté). La combinaison et l'enfumoir sont restés au placard, puisque c'est le moment où les abeilles, gorgées de miel, sont innoffensives. A condition de rester délicat.
L'enfumoir est rallumé, c'est bon signe! Les éclaircies
se font un peu plus régulières ces jours-ci et le vent d'autan a bien séché les chemins, il n'y a plus de temps à perdre pour aller diviser les ruches. Première série d'une vingtaine d'essaims
hier, sur des ruches qui sont pour la plupart prêtes à essaimer et quelques unes pour qui c'est déjà trop tard. Des cellules royales juste pondues ou prêtes à éclores sont présentes dans une
bonne partie des ruches. Je m'en doutais un peu. A ma surprise, elles ont quand même réussies à mettre un peu de miel dans les hausses, bien qu'il est fait mauvais temps depuis trois semaines.
Les couvains sont importants ainsi que les populations. Cette année ça sera la première fois que je fais la plupart des essaims aussi tard. D'habitude , je finis autour du 20 avril pour le gros
des troupes et ensuite je refais un passage sur les retardataires. Au niveau météo, ils annoncent des températures douces, mais aussi (et encore) de la pluie, je vais donc prévoir les chaînes
dans le fourgon. Je n'ai pas encore eu besoin de les utiliser pour me sortir des ruchers, mais je sens que ça pourrait bientôt arriver! Il va aussi falloir prévoir l'échelle et le sécateur dans
le fourgon, en même temps que les ruchettes. Déjà deux essaims de récupérés hier!
Finalement maintenant il pleut et il fait froid depuis deux bonnes semaines, au moins ça m'a permis de bien avancer sur le matériel. Au rucher, malgré les quelques éclairicies qu'il peut y avoir, je ne suis pas intervenu car les accès sont impraticables, surtout sans 4x4. Donc j'attends et je prends mon mal en patience. J'imagine qu'une partie des ruches à mon retour auront essaimées car j'ai posé les hausses un peu tardivement sur certaines. Et avec ce temps, le colza va défleurir sans qu'il y est quoi que ce soit dans les hausses. Mais on va pas se plaindre, car de l'eau il en fallait et que leur colza "cruiser" c'est bien craignos! A propos sur ce sujet, une étude vient d'être publiée dans Science:"les chercheurs Mickaël Henry (Inra) et Axel Decourtye (Acta) ont marqué 653 abeilles en collant sur leur thorax une puce à radio-identification permettant de suivre leurs déplacements. Ils ont ensuite donné à certaines d'entre elles une dose de thiamethoxam (famille des néonicotinoïdes) et constaté qu'elles avaient du mal à retrouver leur ruche -le pesticide interférant avec leur système cérébral de géolocalisation- ce qui a entraîné la mort d'un grand nombre d'entre elles."[AFP-Archiv]. Bien sûr, Syngenta s'est aussitôt empressé de démentir sur son site internet, pour réaffirmer que tout va bien dans le meilleur des mondes! Bref!!
En attendant que ça change, à la maison on s'est lancés dans la partie béton de la miellerie. Oh la belle dalle!
Voilà quelques pho
tos de la floraison des pruniers qui en est à sa bonne moitié. En ce moment je transfert les essaims de ruchettes en ruches. La miellée a bien démarrée et beaucoup d'essaims sont bloqués, avec déjà des cellules royales!
Sur les ruches , c'est pareil, et il est grand temps de mettre les hausses. D'habitude ce n'est jamais aussi tôt en saison, mais tous les corps sont bien pleins, il fait beau depuis plusieurs semaines et il reste beaucoup de provisions qui n'ont pas été consommées. J'ai encore dégraissé des ruches en leur retirant des cadres "bourrés" de miel. L'idéal aurait été de le faire il y a quinze jours, mais on ne peut pas être partout à la fois!
Les travaux à la miellerie avancent, et a priori,on va couler la dalle cette semaine, en même temps qu'on ira poser les hausses, finir de transvaser les essaims, filer des cadres de corps et poser les cires, la même chose pour les cadres de hausses. Il faut aussi que je finisse de gratter les hausses. J'ai encore des ruches à désinfecter....Des bricoles!! Avec ce retard accumulé, et cette saison qui démarre en avance, ça devient un défi assez rigolo. Espérons qu'il pleuve parce que je ne suis pas sûr que, si cette sécheresse continue, tous ces efforts soient très utiles. On verra bien.
Jeune exploitation d'environ 200 ruches située entre
Rouergue et Quercy, à proximité des gorges de l'Aveyron, nous vous proposons à la vente:
miel de châtaigner
miel de montagne
miel de garrigue
miel d'acacia
miel toutes fleurs
miel de tournesol
Pour toutes commandes, nous contacter au 05 63 64 83 60